La Fiesta ST200

Pour la Fiesta ST 200, c'est 18 ch supplémentaires voire 33 ch pendant 20 secondes avec l'overboost (le couple grimpe lui aussi de 30 Nm). Le gain se concrétise par des relances plus véloces sur les rapports intermédiaires réduisant ainsi sensiblement les changements de rapports.

Les chiffres le confirment aussi, si le 0 à 100 km/h n'est abaissé que de 0,2 seconde, le 50 à 100 km/h (en 4ème) est lui réduit d'1,2 seconde ! L'arrivée du couple maxi 400 tours plus tard (à 2000 trs/min) et surtout sa gestion électronique à 3 lois permettent à la Fiesta de conserver une des grandes forces de la ST 182 avec très peu de remontées parasites dans le volant, même sous la pluie britannique qui n'a cessé de s’abattre lors de notre essai. 

Les routes pas toujours très bien stabilisées ont aussi permis de constater le bon travail sur l'amortissement. On craignait qu'il soit encore un peu plus rigide alors qu'il est déjà extrême sur la ST déjà connue et finalement le rendu est similaire. Un résultat obtenu grâce à, d'un côté, une barre de torsion arrière durcie de 27% et des barres antiroulis plus épaisses de 3 mm et de l'autre, un amortissement légèrement assoupli. On rentre moins la tête dans les épaules à l'abord des petites saignées, dos d’âne et autres creux !

Attention, on parle tout de même d'un confort très relatif, toujours bien plus rigide qu'une Fiesta lambda. Les barres plus fermes permettent en outre à la ST de conserver une assiette relativement neutre au moment de la jeter dans les courbes, bien aidée également par une direction revue, un peu plus franche et toujours d'une précision redoutable comme elle l'a montré sur les routes ultra étroites. Sous la pluie, difficile en revanche d’évaluer le freinage au plus fort de ses capacités mais il n'a pas déçu pour autant dans la fenêtre d'utilisation.

Prendre le volant d'une Fiesta ST rappelle aussi au bon souvenir de ses vocalises, forcement un tout petit peu plus présentes encore et toujours sublimées par ce petit conduit à valve situé entre le moteur et le pare-brise qui utilise les gaz du turbo pour les amplifier juste sous nos oreilles. Le moteur joue ainsi une partition qui évolue au fil des régimes et on ne se lasse pas d'écouter ce rock 'n' roll dont on peine à croire que seuls 4 cylindres sont derrière les instruments.

Sachant qu'une toute nouvelle génération de Fiesta est prévue pour l'année prochaine, Ford ne se fait pas d'illusion avec le modèle actuel vieillissant quant à sa capacité à offrir le même niveau de raffinement que les GTI les plus récentes comme la 208 ou la Clio et leurs grands écrans tactiles.

Rappelons toutefois que Ford a depuis le début de la ST pris le parti de proposer avant tout une mécanique optimisée aux petits oignons. Quoi qu'il en soit, au moment de comparer, elle pêche toujours par son tout petit écran multimédia. Le constructeur aurait pu aussi se montrer un peu plus inspiré sur le blason intérieur rappelant cette version 200 ch, en plastique gris mat peu qualitatif qui n'est pas a la hauteur des jolis seuils de porte rétroéclairés compris dans le pack performance que Ford inclut en série ici. Les sièges baquets signés Recaro sont en revanche toujours aussi agréablement enveloppants (peut-être moins pour les gros gabarits) et surpiqués gris argent cette fois.

A Noter que de l’extérieur, il n'y a que les nouvelles jantes 17'' diamantées noir et le petit logo ST 200 sur le hayon qui permettent de distinguer cette nouvelle ST de la plus tempérée.

 

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